Introduction

Un monde oú il fait bon vivre

Les 15 et 16 juin, la 8 e Assemblée mondiale du Conseil international de l’éducation des adultes, CIEA, s’est tenue à Malmö (Suède). Intitulée: «A world worth living in. Adult learning and education: a key for transformation», elle s’est déroulée en même temps que l’assemblée générale du Conseil européen d’éducation des adultes (CEEA). 700 participants originaires de 82 pays ont été accueillis par plusieurs organisations suédoises d’éducation des adultes (Swedish Adult Education Association – SAEA, RIO The Swedish National Council of Adult Education – FBR) ainsi que par l’Association suédoise des autorités locales et régionales (Swedish Association of Lokal Authorities and Regions – SKL).

Dans un rapport, Camilla Croso a publié les résultats des consultations entre éducateurs d’adultes qui se sont déroulées lors des nombreux séminaires et groupes de travail consacrés aux thèmes suivants:

     

  • Apprentissage tout au long de la vie pour la durabilité dans un monde touché par le changement climatique
  • Suivi des OMD, des objectifs de l’EPT et de l’agenda de la CONFINTEA
  • Pas de droit au travail décent sans apprentissage décent
  • Nordic Folkbildning et défis mondiaux
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Camilla est brésilienne et coordinatrice de la Campagne latino-américaine pour le droit à l’éducation (CLADE).

Dans le cadre de la préparation aux débats de son assemblée mondiale, le CIEA a organisé sur Internet un «séminaire virtuel» consacré aux thèmes à l’ordre du jour. Le premier d’entre eux, «Apprentissage tout au long de la vie pour la durabilité dans un monde touché par le changement climatique», est en rapport direct avec l’éducation environnementale, qui constitue le thème prioritaire du dernier numéro de notre revue.

La Conférence mondiale de Rio, pourtant visionnaire, s’est déroulée il y a vingt ans déjà: le système politique international, comme le montrent les conférences de suivi, travaille sans entrain à la mise en oeuvre des décisions sans remettre en question le modèle proprement dit, qui se base sur la propriété privée et la croissance. L’économie verte proposée par le marché comme solution aux problèmes écologiques, doit être considérée avec scepticisme. Mais dans les communautés, des alternatives concrètes sont expérimentées.

Fatima Mello est directrice de l’ONG brésilienne «Federação de Órgãos para Assistência Social e Educacional – FASE».

  L’Uruguayen Roberto Bissio est coordinateur du réseau Social Watch. Il préconise de lancer aujourd’hui, un an avant le sommet de l’ONU sur le développement durable qui se déroulera une fois de plus à Rio, un appel urgent aux gouvernements de la planète pour les inciter à changer leur façon de penser, car c’est de leurs décisions que dépendra l’avenir. Cet appel, intitulé – Appel urgent à changer de mentalité – a été formulé par le groupe de réflexion – Reflection Group on Global Development Perspectives.