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Les universités populaires et d’autres organisations de l’éducation politique s’efforcent dans la société allemande d’éveiller et d’entretenir l’intérêt des gens à l’égard du monde au-delà des frontières du pays. Elles informent sur les conditions politiquement, socialement et culturellement différentes dans lesquelles vivent des gens, notamment dans des pays en développement, visant ainsi à contribuer à une attitude de tolérance et de respect mutuel. Elles montrent toutefois aussi que les grands problèmes existent à l’échelle mondiale et qu’ils nous concernent tous. L’exposition intitulée «Klimawandlerinnen» (Transformatrices du climat) est un exemple qui illustre comment le changement climatique affecte des femmes sur trois continents, en Bolivie, en Allemagne et en Tanzanie, et comment elles y font face.

Transformatrices du climat (Klimawandlerinnen) – une exposition

Justice climatique

Épauler les femmes! Changer le climat!

70 % des personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté sont des femmes. Le changement climatique les touche par conséquent tout particulièrement. En outre, ses effets se font immédiatement sentir dans les domaines où les femmes assument les principales responsabilités: dans leurs familles, elles se chargent de l’alimentation et de veiller sur la santé et sur l’approvisionnement en eau et en énergie. Quand des conditions météorologiques extrêmes détruisent les récoltes et que des sécheresses tarissent les points d’eau, c’est l’alimentation de toute la famille qui en pâtit. Dans de telles situations, c’est toutefois en particulier la charge de travail des femmes et des filles qui s’alourdit, ce qui va au détriment de leur santé et empiète sur le temps passé à s’éduquer ou à participer à des activités politiques.

Le changement climatique fait déjà 300 000 victimes par an. Selon des estimations prudentes du global humanitarian forum 1 , ce chiffre pourrait bien passer à un demi-milliard. Il est donc clair que nous devons réduire rapidement et massivement les émissions de gaz à effet de serre tout en soutenant les populations des régions déjà touchées de sorte qu’elles puissent s’adapter.

Dans le monde entier, des femmes œuvrent à l’adaptation au changement climatique et à la protection du climat. Elles plantent des semis adaptés et expérimentent avec le compost. Elles manifestent contre l’énergie nucléaire et interviennent pour défendre les forêts. Elles montrent comment nous y prendre pour pouvoir vivre différemment, de manière plus respectueuse pour le climat. Toutefois, les femmes interviennent encore rarement dans les prises de décisions nationales et internationales. Néanmoins, nous avons besoin de l’engagement et des idées de tous, hommes et femmes, pour être en mesure de faire face au changement climatique et réussir à faire régner la justice climatique au plan mondial.

Six femmes de trois pays

La Bolivie

Avec plus d’un million de kilomètres carrés, la Bolivie est le cinquième plus grand pays d’Amérique du Sud et l’un des plus pauvres. Selon des estimations, 63 % de sa population vit dans la pauvreté, les populations indigènes rurales et les femmes étant affectées de façon disproportionnée.
Le changement climatique a déjà de graves effets.
Les inverses climatiques que représentent el niño et la niña, apparaissent de plus en plus fréquemment et avec davantage de force dans la foulée de tempêtes et de pluies extrêmes. En outre, la modification du schéma de pluviosité ainsi que la fonte des glaciers ont des conséquences décisives pour l’agriculture et la production d’énergie. Dans de nombreuses régions, par exemple dans les vallées de Chuquisaca, il fait de plus en plus chaud et, par conséquent, de plus en plus sec. Certaines plantes et certains animaux ne se trouvent plus qu’à des altitudes plus élevées, où ils bénéficient de davantage de fraîcheur. On constate une forte diminution de la végétation indigène et des plantes médicinales. La couverture végétale des sols est globalement en baisse, tandis que l’érosion par le vent et l’eau gagne du terrain.

 

 

Evarista Nicasio Troncoso .. . Présidente de l’association locale d’irrigation et bergère

Source: Gerd Kösters


... vit et œuvre pour le bien du village Sorachico Incensio Calvario, dans la région d’Oruro. Elle a été chef de village pendant deux ans et soutient, entre autres, La Unificada, une association locale d’ouvrières agricoles. Elle a sept enfants, tous majeurs, et vit séparée de son compagnon depuis dix-neuf ans. Elle possède dixhuit moutons.

... perçoit le changement climatique comme une différence extrême entre les journées chaudes et les nuits froides. Cet antagonisme détermine un nouvel emploi du temps pour mener les bêtes à la pâture. Alors que le matin est encore trop froid pour les bêtes jeunes, le midi est trop chaud pour elles.

... intervient activement contre le changement climatique en informant les administrés sur les tenants et les aboutissants du changement climatique et en combattant ainsi la résignation des villageois. Evarista a continué à s’éduquer en participant à des réunions d’information et en suivant des cours, ce qui lui a permis de découvrir les causes des modifications du climat. Ceci était primordial pour comprendre que Pachamama, la Terre-Mère révérée par les villageois, n’a pas envoyé le changement climatique en réponse à une mauvaise conduite des habitants de Sorachico Incensio Calvario. Evarista informe à présent aussi d’autres personnes sur les origines du changement climatique et propose des mesures concrètes pour contrer la situation. Ainsi veille-t-elle à occasionner le moins de pollution possible. Pour cuisiner, elle utilise comme combustible le fumier des animaux et parcoure les longues distances à bicyclette ou à pied.

... demande une politique économique durable, en harmonie avec la nature, avec la Terre-Mère et attirant l’attention sur les conséquences négatives de l’exploitation des ressources.

... souhaite qu’avec le soutien de mesures politiques, les peuples indigènes soient soutenus sans que leurs savoirs et leurs valeurs ne disparaissent.

«Nous respectons Pachamama, car c’est d’elle que nous obtenons nos produits et c’est sur elle que nous dormons. C’est pour cette raison que nous lui offrons toujours des sacrifices. Si nous omettons de le faire, les animaux meurent eux aussi et les renards attaquent les moutons. Nous dialoguons avec la Terre-Mère comme nous parlons avec quelqu’un, nous la prions toujours de nous protéger.»


 

Vicenta Chirilla Chinche ... Éleveuse de bétail et horticultrice

Source: Gerd Kösters

 

... vit dans la communauté villageoise de Palkiri, qui appartient à la commune d’El Choro. La formation de ses trois enfants adultes est très importante pour elle. Son époux s’occupe avec elle de leurs deux cents-cinquante moutons, vingt vaches et dix cochons. Les produits de cet élevage, notamment la viande, le fromage, la laine et le cuir, sont destinés à la vente. En outre, Vicenta cultive pour ses besoins personnels des légumes tels que le chou blanc et la betterave. La pomme de terre et le quinoa complètent ces cultures.

... perçoit le changement climatique comme une période d’incertitude et d’imprévisibilité. Les connaissances agricoles transmises ne peuvent plus être exploitées du fait que la météorologie est devenue imprévisible. Les périodes de gel et de pluie notamment se sont décalées, ce qui se traduit par des pertes de récoltes. D’un autre côté, les périodes de sécheresse provoquent le tarissement des sources. Les vents violents balaient la terre meuble et l’assèchent. Cette situation oblige Vicenta à couvrir des distances de plus en plus longues avec ses bêtes pour trouver des pâturages qui conviennent. Une nouvelle race de pucerons cause de grands ravages en attaquant les racines de la luzerne, tuant ainsi cette plante fourragère.

... intervient activement contre le changement climatique en essayant de s’adapter aux nouvelles conditions climatiques. Pour accroître ses chances d’obtenir une récolte produisant tout au moins le rendement escompté et nécessaire, elle sème trois fois par an. Elle lutte péniblement contre les nouveaux nuisibles à l’aide de tabac et de décoction d’oignon.

... souhaite que, eu égard à la gravité de la situation, les femmes et les hommes s’associent de manière efficace et solidaire pour développer conjointement des stratégies de lutte.

... demande le retour aux produits biologiques de la population indigène. Ceci concerne par exemple l’emploi d’engrais et la fabrication de vêtements et de nattes pour dormir, autrefois confectionnés à partir de la laine de mouton et d’alpaca, et qui sont de nos jours en synthétique.

 

«Je ne sais pas comment ça se fait qu’il fasse un froid rigoureux dans certains endroits et pas dans d’autres. Le temps est assez mauvais. Des fois, on fait au moins une petite récolte, mais d’autres, rien ne pousse. Plus rien n’est comme avant, à l’époque où chaque chose arrivait à un moment donné.»

Allemagne

L’Allemagne a environ 82 millions d’habitants qui vivent sur un territoire de 360 000 km², une superficie relativement réduite. Près de 90 % de la population allemande vivent dans les villes. Quelque 11 % des Allemands vivent sous le seuil de pauvreté.
Le changement climatique n’a pas encore grande influence dans ce pays, mais il se fait toutefois notamment ressentir dans l’agriculture. Les saisons sont décalées. En été, l’augmentation des canicules et la diminution des pluies sont sources de sécheresse, tandis que les hivers plus chauds se caractérisent par contre par une recrudescence des intempéries. À ceci s’ajoutent des phénomènes climatiques extrêmes de plus en plus fréquents et imprévisibles comme, par exemple, les gelées tardives et les périodes de grosse chaleur qui peuvent d’un seul coup détruire des récoltes entières. En outre, on s’attend à la survenue de plus fortes tempêtes et raz-de-marée. L’érosion menace tout comme la salinisation de l’eau potable et la dégradation des sols.

 

Claudia Burckhardt ... Professeure agrégée et activiste du mouvement antinucléaire

Source: Gerd Kösters


... vit à Uelzen, une petite ville de Basse-Saxe. Cette femme de 66 ans a quatre enfants adultes+. Elle lutte depuis longtemps contre l’énergie nucléaire et pour une utilisation à bon escient et durable des ressources – une lutte qu’elle mène aux côtés de nombreuses autres personnes, dans le cadre d’une foule de projets.

... perçoit le changement climatique comme une injustice mondiale occasionnée par les pays industrialisés et qui constitue depuis longtemps déjà une menace existentielle pour le sud de la planète. Ça la met en colère et l’incite à lutter pour que les choses changent.

... intervient activement contre le changement climatique en s’informant sur l’étendue de la menace, ses conséquences et les possibilités d’action, et agit en conséquence. Claudia s’efforce de réduire le plus possible son «empreinte écologique»: elle se déplace à vélo et en train au lieu de prendre la voiture, a une alimentation biologique et végétarienne, économise de l’électricité, de l’eau et du chauffage, et fait don de l’argent qui reste ou l’investit dans des projets éthiques et écologiques. En outre, elle déploie chaque jour des efforts intenses pour rendre publiques les questions relatives à la protection du climat, pour faire progresser des actions en rapport et inciter des gens à la rejoindre dans cette lutte en faveur des économies d’énergie, de l’efficience énergétique, des énergies renouvelables et de la sortie personnelle du nucléaire en dénonçant leurs abonnements et en choisissant un fournisseur d’éco-électricité. Pour être aussi sur le terrain, elle travaille à l’organisation «Heimstatt Tschernobyl» (Refuge Tchernobyl). Durant l’été 2008, elle a construit des maisons à faible consommation d’énergie dans le nord de la Biélorussie avec et pour de jeunes familles déplacées de la zone de Tchernobyl.

demande des responsables politiques le passage immédiat des énergies fossiles et atomiques mortelles et néfastes pour le climat à des énergies renouvelables inépuisables et respectueuses du climat. Il faut empêcher la survenue d’autres dommages irréversibles causés par des technologies à risque comme l’énergie nucléaire ou le génie génétique.

souhaite – conjointement avec beaucoup d’autres – pouvoir contribuer à conserver cette merveilleuse planète pour les générations suivantes.   

«J’ai mis quatre enfants au monde. Le peu que je puisse faire pour ne pas leur laisser un chaos total ou une pure catastrophe, je veux tout au moins le faire. Je veux avoir tout tenté.»


Nadiya Dorokhova ... Médecin et conseillère en énergie

Source: Gerd Kösters


... vit avec son mari à Hanovre. Nadiya s’est sauvée d’Ukraine en 1998 pour des raisons politiques. Elle a deux enfants adultes et s’engage à titre bénévole dans l’association «Migranten für Agenda 21» (migrants pour l’Agenda 21).

... s’aperçoit du changement climatique, car elle lui attribue les fortes fluctuations météorologiques de ces dix dernières années: les hivers toujours pluvieux où la neige, les gelées et le soleil hivernal sont supplantés par l’obscurité et un temps hétérogène et humide. Ceci favorise les refroidissements et affaiblit le système immunitaire. Le tourbillon de plus en plus rapide du changement climatique oblige les gens dans le monde entier à modifier en conséquence leurs habitudes de vie. De nouveaux vêtements d’hiver deviennent nécessaires étant donné que ceux portés jusqu’à maintenant ne répondent pas aux besoins d’un temps devenu humide.

... intervient activement contre le changement climatique en sensibilisant notamment les migrants et migrantes aux questions de la protection de l’environnement. Sa devise: «convaincre en informant». Lors des entretiens conseils, Nadiya montre comment les foyers, par exemple, peuvent économiser des ressources en aérant, en chauffant ou en lavant de la façon qui convient. Pour cela, il est essentiel de connaître les habitudes traditionnelles pour les compléter grâce aux toutes dernières découvertes et expériences dans le domaine de la protection de l’environnement.

demande une formation à l’environnement pour tous les nouveaux citoyens migrants et le soutien institutionnel de tous les conseillers jusqu’à présent bénévoles. Il est important pour elle que ce travail aille de pair avec les efforts du gouvernement et soit aussi reconnu.

souhaite que les expériences et connaissances allemandes relatives à l’environnement et à la protection du climat puissent être véhiculées dans d’autres pays, notamment en Europe de l’Est. C’est dans cela que Nadiya Dorokhova voit une possibilité de rapprochement. 

«C’est pour cette raison que mon travail est un pont entre les bonnes connaissances nécessaires, les recommandations professionnelles et les styles de vie, l’expérience de la vie et les habitudes des migrants.»

 

Tanzanie

La Tanzanie est presque trois fois plus grande que l’Allemagne, mais elle a moitié moins d’habitants. Malgré ses richesses naturelles, environ 48 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté; la population rurale, les enfants, les personnes âgées et les femmes sont particulièrement touchés.
Selon des estimations, la température en Tanzanie devrait augmenter de jusqu’à 4 °C au fil des 90 années qui viennent. Les conséquences se font déjà nettement sentir. Les glaciers millénaires situés sur la plus haute montagne d’Afrique, le Kilimandjaro, fondent et auront disparu dans moins de vingt ans. La pluviosité annuelle recule. Ces deux facteurs ont d’énormes répercussions sur le ravitaillement du pays en eau et en énergie. Les inondations et les périodes de sécheresse deviennent de plus en plus fréquentes depuis le milieu des années 90, avec des effets catastrophiques sur l’agriculture et la sécurité alimentaire. Selon des estimations, les récoltes de maïs, la principale denrée alimentaire dans le pays, devraient par exemple diminuer de 33 % d’ici à 2080. Dans des régions très sèches comme à Dodoma, on table même sur un recul de 80 %. En outre, l’augmentation de la température accroît de façon dramatique les risques de contagion de la malaria.


Pendo Chilongani ...
Éleveuse de bétail et horticultrice

Source: Gerd Kösters

... vit avec son époux et ses trois enfants à Ikowa, dans la région de Dodoma. Outre des cultures vivrières de maïs et de sorgo, la famille cultive aussi des cacahouètes et des tournesols destinés à être vendus. L’élevage de bétail et de poulets ainsi qu’une petite entreprise horticole doivent permettre d’augmenter les revenus. De plus, elle loue une charrue à bœufs à d’autres paysans du village. La journée de Pendo est déterminée par le travail dans les champs et les tâches domestiques, entre autres aller chercher de l’eau et ramasser du bois à brûler, ce qui l’oblige à parcourir chaque jour jusqu’à quinze kilomètres.

... s’aperçoit du changement climatique, car les sécheresses prolongées la contraignent à parcourir des distances de plus en plus longues pour aller chercher de l’eau. Comme même ça ne réussit pas toujours, il lui arrive de devoir acheter de l’eau. Ainsi la famille a-t-elle décidé de déménager ses bêtes dans un autre village, moins touché par la sécheresse. En raison des modifications météorologiques et de la pluviosité insuffisante, les récoltes ont catastrophiquement diminué. Ceci entraîne une pénurie inquiétante de denrées alimentaires dans tout le village. Comme les autres familles ne peuvent plus se permettre de louer une charrue, ces recettes-là viennent à disparaître presque totalement.

... intervient activement contre le changement climatique pour survivre. Pour cela, elle adopte des méthodes agricoles durables et prévoyantes. Elle emploie, entre autres, des semences résistantes à la sécheresse et conserve une partie des graines de semence pour l’année suivante. En période de récolte, elle ramasse de l’herbe pour nourrir les bêtes pendant les mois secs.

demande au gouvernement de soutenir les petits fermiers, et en particulier les femmes, à s’adapter aux changements. Concrètement, le village a besoin de tracteurs pour pouvoir cultiver une surface arable plus importante.

souhaite un soutien financier et matériel, également de la part des pays industrialisés responsables, pour pouvoir lutter contre les effets du changement climatique.

«La saison prochaine, j’aimerais commencer à planter des arbres là où ils peuvent le mieux pousser par temps de pluie. Je veux aussi inciter les femmes à planter ensemble des arbres et sensibiliser les habitants du village à cette question.»


Gladis Kobwa ...
Agricultrice et brasseuse de bière

Source: Gerd Kösters


... vit avec les six autres membres de sa famille à Makoja, dans la région de Dodoma. L’agriculture constitue sa principale source de revenus. En outre, Gladis se charge des tâches domestiques, s’occupe des enfants, va puiser l’eau et ramasser le bois, et veille sur les bêtes.

... perçoit le changement climatique comme une période de famine et de surcroît de travail, car l’agriculture ne suffit souvent plus à nourrir la famille. Les sécheresses et les maladies affectant humains et bêtes ont constamment des effets destructeurs sur cette existence bâtie avec peine.

... intervient activement contre le changement climatique en essayant d’un côté de s’adapter aux nouvelles conditions climatiques, et en diversifiant d’un autre côté les revenus de la famille. En plus de travaux occasionnels, elle coud des cartables pour les écoliers de la commune et brasse de la bière locale. La crise financière aigüe qui frappe les villageois rend toutefois la vente difficile et l’absence de récoltes céréalières tarit aussi de plus en plus cette source de revenus, car cette situation empêche fréquemment de brasser la bière.

demande des mesures concrètes de la part du gouvernement. Tout d’abord, elle souhaite la construction d’équipements d’irrigation indépendants des pluies et garantissant ainsi de meilleures récoltes. En outre, les responsables gouvernementaux doivent soutenir toutes les personnes affectées non seulement à s’adapter à la nouvelle situation, mais aussi dans les cas d’urgence.

souhaite que le monde aide les pays pauvres et en particulier les populations rurales à mettre en œuvre des mesures d’adaptation au changement climatique afin d’en atténuer les effets. En outre, les habitants des villages doivent être mieux informés sur les causes et effets du changement climatique, mais aussi, par exemple, sur la nécessité de protéger les arbres et d’en planter.

«J’ai perdu tout ce que j’avais investi dans l’agriculture. Maintenant, à moi de voir comment je vais me débrouiller cette année pour vivre, pour nourrir mes enfants et payer leur éducation.»

Exigeons la justice climatique!

Protégeons le climat, maintenant!

Nous n’avons plus le temps d’attendre. Des gens souffrent déjà partout dans le monde des suites du changement climatique. Par conséquent, nous devons immédiatement commencer sans hésiter à protéger le climat.

Assumons nos responsabilités!

Les responsables du changement climatique doivent payer pour les dommages et assurer la mise en œuvre de mesures de protection climatique mondiale rapides et complètes. Il ne saurait ici y avoir de rachat de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’échange de quotas d’émissions ne doit pas permettre aux pays riches et aux grosses compagnies de continuer comme si de rien n’était.

Soutenons ceux qui sont affectés!

Les pays et populations affectés doivent immédiatement recevoir un vaste soutien de la part des responsables pour qu’ils puissent s’adapter au changement climatique et pour assurer leur survie. Toutes ces mesures doivent être élaborées par les intéressés eux-mêmes.

Envisageons les choses de façon nuancée?

Non seulement les causes et conséquences du changement climatique, mais aussi les activités pour la protection du climat et l’adaptation au changement du climat doivent faire l’objet d’une analyse nuancée et ciblée. L’objectif: des mesures efficaces et la justice à l’échelle mondiale – également entre les sexes.

De nouvelles voies!

Les modes de vie et d’économie des pays industriels, facteurs de gaspillage des ressources, sont la principale cause du changement climatique. C’est pour cela qu’il nous faut de nouvelles valeurs et structures sociales et économiques, respectueuses de la nature et qui accordent l’absolue priorité à la garantie de la survie des humains, des animaux et des écosystèmes.

 

Agissons durablement!

Tous les États sont appelés à faire un usage responsable des fonds publics. La promotion de la durabilité sociale et écologique doit pour cela être à la base de toute décision, nationale comme internationale. Des opérations d’information et de promotion doivent en outre permettre d’expliquer aux citoyens les causes et conséquences du changement climatique, et les inciter à protéger le climat.

Changeons énergiquement de cap!

Nous pouvons tous décider d’utiliser des sources d’énergie renouvelables, d’économiser de l’énergie et de protéger les ressources naturelles, et d’intervenir activement dans ce sens. Toutefois, les gouvernements sont ici aussi sollicités: il nous faut une décision claire en faveur des énergies renouvelables et des mesures de promotion de ces dernières, parallèlement à une sortie rapide du charbon et du nucléaire.

Produisons et consommons sciemment!

Chacun et chacune peut contribuer par sa façon de consommer à protéger le climat, par exemple en achetant des denrées alimentaires régionales et saisonnières, produites sans nuire à la nature. Une agriculture à petite échelle, écologique et socialement viable, doit toutefois faire aussi l’objet d’une promotion politique.

Notes

1 Le Global Humanitarian Forum était une organisation à but non lucratif, sise en Suisse, à Genève, qui opéra de 2007 à 2010. Le forum fut présidé par l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, et Walter Fust, PDG et directeur général, en dirigea le secrétariat. Son objectif était de servir de plate-forme indépendante pour des débats et des collaborations relatifs à des problèmes humanitaires mondiaux. Ses activités incluaient des projets de recherche, des activités de plaidoyer et des projets consacrés à des questions humanitaires.