Les citoyens ont la parole

John Kolodziejski
Royaume-Uni

1. Que signifie la citoyenneté mondiale pour vous ?

Pour moi, la citoyenneté mondiale, c’est être ouvert sur le monde, et on la définit le mieux par ce qu’elle n’est pas. Ce n’est pas être introverti et considérer son propre pays comme LE modèle à suivre. C’est mieux connaître les aspects positifs et négatifs de son propre pays en l’observant de l’extérieur. C’est être ouvert sur le monde et prêt à essayer des choses ; c’est ce que font les voyageurs. Vivre à l’étranger consolide ces idées encore plus. Être « l’étranger » vous rend encore plus accommodant et accueillant à l’égard des étrangers que vous rencontrez dans votre propre pays.

2. Dans quelle mesure êtes-vous un citoyen du monde ?

J’ai voyagé et vécu durant de longues périodes dans trois pays (l’Espagne, l’Angola, le Brésil). Rien qu’au Brésil, j’ai vécu dans quatre régions culturellement très différentes : Rio, São Paulo, Salvador et le Paraíba. J’ai commencé jeune à m’intéresser aux actualités étrangères en regardant la télé et en lisant les journaux. Les questions internationales m’importent. Je me suis intéressé à la politique en participant activement à des campagnes de solidarité avec le Nicaragua et le Chili, et contre l’apartheid, et je suis parti en Angola comme volontaire international. Ça dépassait le cadre d’un intérêt purement théorique. En tant que journaliste, j’ai parcouru une grande partie du globe et souvent écrit sur des sujets particuliers de l’industrie mondiale : l’extraction minière, l’énergie, les marchandises, etc.